Conclusion

Nous avons pu grâce à cette étude introduire une certaine vision de l’insularité et son rapport avec l’isolement en mettant à contribution les domaines de la géographie et plus particulièrement de l’économie. L’étude des Antilles françaises à apporter du concret à nos propos en permettant d’analyser les résultats empiriques et le ressenti d’observateurs et d’ingénieur locaux.

Pour en revenir à la problématique principale, je crois qu’il faut retenir que l’insularité n’impose pas un modèle. Nous avons pu voir grâce au cas des Antilles françaises, qui sont des territoires relativement jeunes dans le monde économique actuel, que le passif et l’environnement constituaient réellement la carte d’identité de ces territoires au-delà même du caractère insulaire. L’insularité reste, bien évidemment, un caractère intrinsèque. Indubitablement, il existe des moyens des moyens pour palier à cet isolement géographique que je caractériserais plus désormais par un éloignement. Je crois que la spécialisation, la complémentarité, la mutualisation de moyens et l’utilisation des TIC sont les facteurs qui permettront l’émergence de ces territoires face au modèle de mondialisation.

Ce PPH m’aura permis de me rendre compte de la complexité de l’environnement dans lequel nous évoluons tous les jours. C’est pour moi, l’opportunité de mieux comprendre la société dans laquelle je vis, grâce à des domaines de connaissances qui ne font pas directement parti de ma formation. L’apport des sciences humaines est fondamental à l’Ingénieur. Elles lui permettent d’avoir une vision plus globale et de contextualiser les problématiques. Je crois qu’il est important d’avoir ces différents faisceaux de connaissances qui permettent à l’ingénieur d’éclairer sa vision et de dégager des pistes d’analyse nouvelles. C’est aussi cela sortir de l’isolement des seules sciences de l’ingénieur. Il est aussi question ici de complémentarité des domaines de compétences qui favorisent le développement personnel mais aussi professionnel de l’ingénieur.

Je tiens à remercier, l’ensemble des personnes qui ont pris part à cette étude, particulièrement ma tutrice en humanité Marie-Pierre ESCUDIE pour ces apports pédagogiques et méthodologiques et sa disponibilité, et également les ingénieurs avec lesquels j’ai pu m’entretenir et en particulier les ingénieurs INSA de Lyon, Nadège MARC et Marcus BROCHANT.

Bibliographie

Bayon D. 2007. Des économies vulnérables et dépendantes. In : Levratto N. (ed), Comprendre les économies d’outre-mer. Paris : L’harmattan ., 344 p.

Dehoorne O., Saffache P. (dir.) 2008. (a), Mondes insulaires tropicaux. Géopolitique, économie et développement durable, Paris, Ellipses (collection : Carrefours, Les Dossiers), 251 p.

Mustapha Trabelsi, « L’insularité », Cahiers de recherches du CRLMC-Université Blaise Pascal, Cahiers de recherches du CRLMC, Cahiers du Centre de recherches sur les littératures modernes et contemporaines, Presses Univ Blaise Pascal, 2005, ISBN 2845162782, 9782845162785, 508 pages

Valérie ANGEON et Pascal Saffache, « Les petites économies insulaires et le développement durable : des réalités locales résilientes ? », Études caribéennes, 11/2008, Petits territoires insulaires et développement durable, [En ligne], mis en ligne le 28 mai 2009. URL : http://etudescaribeennes.revues.org/document3514.html. Consulté le 07 décembre 2009.

Thierry Nicolas, « L’insularité aujourd’hui : entre mythes et réalités », Études caribéennes, 6/2007, L’écotourisme dans la Caraïbe, [En ligne], mis en ligne le 4 février 2008. URL : http://etudescaribeennes.revues.org/document509.html. Consulté le 07 décembre 2009.

François Durpaire, Michel Giraud, Guy Numa, Pascal Perri, Stéphanie Melyon-Reinette, Serge Romana, Luc Laventure, 2009, «  La révolution antillaise », Eyrolles, 146 p.

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